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Les compétences douces ou soft skills en anglais sont au cœur de l’actualité dans le monde du travail. La nouvelle culture d’entreprise exige un fort investissement des collaborateurs et la maîtrise des soft skills. En effet, ces compétences dites non techniques, mais transversales et transférables, sont très utiles pour accroître la productivité et le bien-être au travail.

Que sont les soft skills, ces compétences du 21ème siècle ?

Les soft skills sont des traits de caractère et des compétences intrapersonnelles et interpersonnelles qui caractérisent les relations d’une personne avec d’autres personnes et ses réactions à des situations précises. Sur le lieu de travail, ces compétences non techniques sont considérées comme un complément aux compétences dites « techniques » ou hard skills en anglais, qui, elles font référence aux connaissances et aux compétences professionnelles d’une personne.

Les compétences non techniques ont plus à voir avec ce que les gens sont, à leurs attitudes, qu’avec ce qu’ils savent. En tant que telles, elles englobent les traits de caractère qui déterminent la qualité des interactions avec les autres, les évènements ou les environnements, et font généralement partie intégrante de la personnalité d’un individu.
Elles sont beaucoup plus difficiles à acquérir, du moins de manière conventionnelle, et aussi plus difficiles à mesurer. Les hard skills, au contraire, représentent les compétences spécifiques à un métier et sont donc plus facilement définies et mesurées.

Un exemple rapide pour bien comprendre la différence entre soft skills et hard skills
Supposons que vous voulez améliorer vos compétences dans l’utilisation du tableur Excel de Microsoft. Dans ce cas, il vous faut suivre un cours, lire des articles en ligne ou dans des livres, ou apprendre de quelqu’un plus expérimenté, et vous entraîner pour acquérir ou affiner vos compétences ou hard skills sur Excel.
Supposons maintenant que vous devez rendre à votre supérieur hiérarchique un tableau Excel important. Mais vous devez le faire avec votre collègue de bureau qui ne vous apprécie pas.
Dans ce cas, il ne suffit pas de maîtriser un tableur ou la collecte de données, mais également de savoir comment approcher votre collègue pour mettre de côté vos différences et travailler de manière constructive. C’est un cas classique où il faut mobiliser des soft skills.

Pourquoi les soft skills sont-elles importantes au 21ème siècle ?

À mesure que la technologie progresse, elle impacte voire révolutionne des secteurs d’activité entiers, rendant potentiellement nos emplois plus faciles et notre vie meilleure. Et bien que nous ne connaissions pas toujours la portée totale de ces progrès technologiques, il est évident que l’intelligence artificielle (IA) et la robotisation vont influer sur presque tous les secteurs d’activité d’une manière ou d’une autre.

L’IA transforme la notion du travail

Alors que les experts se demandent si l’IA va finalement créer plus d’emplois qu’elle n’en détruit, nous savons qu’elle est déjà utilisée pour aider les humains à mieux faire leur travail et à augmenter le nombre de tâches qu’ils peuvent gérer simultanément. Elle est partout et son adoption devient rapidement une nécessité pour les entreprises qui souhaitent rester compétitives.

Sous l’impulsion des améliorations de la capacité opérationnelle, de la gestion des données, de l’omniprésence d’internet et des innovations technologiques, l’utilisation de l’IA évoluera de plus en plus rapidement ces prochaines années.
Les machines compléteront et aideront les humains à effectuer certaines tâches. Elles remplaceront les humains pour les tâches requérant des capacités de calculs et de mémoire que nous, humains, ne possédons pas.
Pour atténuer les perturbations à venir et faciliter une transition en douceur vers « l’ère de l’IA », il est essentiel que les employés humains envisagent de nouvelles compétences qui ne seront pas facilement automatisées. Les compétences à développer doivent être centrées sur ce que l’IA et les robots ne pourront pas, ou mal faire, comme l’empathie, la pensée critique, la gestion en environnements incertains, la flexibilité, le leadership, la créativité et l’éthique du travail.

En entreprise, les collaborateurs qui possèdent une bonne combinaison de compétences techniques (hard skills) et de compétences non techniques (soft skills) apportent une valeur ajoutée indéniable à leur fonction.

Mais voyons maintenant quelles sont, précisément, les compétences transversales les plus pertinentes et pourquoi elles sont importantes pour améliorer l’efficacité dans le milieu du travail.

L’intelligence artificielle (IA) promet de modifier en profondeur nos façons de travailler

Quelles sont les soft skills les plus pertinentes dans le milieu professionnel ?

Maintenant que nous avons donné une définition de ces compétences transversales, essayons de comprendre quelles sont ces compétences en pratique.
Avant de vous donner des exemples de soft skills, faisons une première distinction de base, utile pour comprendre les prochains concepts de cet article. On peut distinguer :

  • Les compétences intrapersonnelles, qui concernent la capacité à apprendre et à réfléchir et aussi différentes connaissances et attitudes ;
  • Les compétences interpersonnelles, qui ont trait à la manière dont vous gérez les relations avec les autres.

Pour donner des exemples concrets, voyons maintenant une liste non exhaustive de compétences intrapersonnelles :

  • Confiance en soi
  • Pensée critique
  • Résilience
  • Initiative
  • Persévérance et goût de l’effort
  • Pouvoir de décision
  • Auto motivation
  • Gestion du temps
  • Créativité
  • Pensée systémique
  • Gestion du stress
  • Résolution de problème

Et de compétences interpersonnelles:

  • Intelligence collective
  • Communication
  • Autopromotion
  • Présentation
  • Coopération
  • Force de persuasion
  • Communication non verbale
  • Compétence rhétorique
  • Travail en équipe
  • Délégation
  • Modération
  • Gestion des conflits
  • Empathie
  • Le décentrage
  • Influence et leadership
  • Réseautage

Peut-on acquérir et développer ces compétences non techniques ?

Maintenant que nous savons ce que sont les soft skills, vous vous demandez certainement comment les acquérir.

Partons d’une hypothèse de base : selon la théorie de l’apprentissage social d’Albert Bandura, les personnes apprennent principalement par le comportement observable des autres.
Selon lui, la plupart des comportements humains s’apprennent par l’observation grâce à la modélisation. Ainsi, à partir de l’observation des autres, une idée de la façon dont les nouveaux comportements sont exécutés se forme, puis les informations codées servent de guide pour l’action.

De là, nous revenons au principe de la « preuve sociale » : cet axiome nous dit qu’en moyenne, les personnes ont tendance à considérer les choix faits par un grand nombre de personnes comme valables.
Cela dit, il ne vous sera pas difficile de comprendre à quel point nos comportements, et leurs conséquences, sont façonnés sur la base des interactions sociales avec nos semblables.

De fait, bien que la plupart de ces compétences soient innées, il est possible de les perfectionner et d’en acquérir de nouvelles. Comment ? Le meilleur moyen est d’observer les comportements vertueux et productifs des autres et de les faire nôtres.
Nous devons essayer de comprendre quels sont les besoins des autres, en apprenant à nous mettre à leur place, en empathie. Changer de point de vue est un bon début pour améliorer notre compréhension.
Il est essentiel d’apprendre à écouter activement les personnes qui travaillent avec nous, de comprendre leurs difficultés et d’essayer de les aider en œuvrant dans une direction commune.

Pour acquérir et développer des soft skills, il est utile de s’appuyer sur des produits de formation expérientielle qui permettent de construire, étape par étape, des programmes d’apprentissage pour valoriser et consolider les compétences des collaborateurs.

Comme disait Aristote : « Ce que nous devons apprendre à faire, nous l’apprenons en le faisant. » Le principe de l’apprentissage par l’expérience est de proposer une mise en situation dans laquelle il faut prendre des décisions, faire, se tromper, comprendre et corriger. Il engage les apprenants par le fait de rendre les participants acteurs de leur apprentissage et par le partage de la situation avec leurs collègues et/ou leur environnement pour résoudre un problème ou surmonter un défi. Le débriefing avec le formateur permet ensuite d’échanger et de réfléchir sur l’expérience vécue et sur la future mise en œuvre au quotidien de la compétence.

Notre produit de formation, Best Factory, propose cette articulation mise en situation – débriefing. Par les mécaniques ludiques proposées et sa narration, il engage les participants dans une expérience mémorable où ils mobiliseront différents soft skills de façon efficace, ou pas… Best Factory fait vivre une expérience qui conjugue actions et émotions afin de proposer une formation réellement impactante.

Best Factory est un jeu de formation au management d’une chaîne de production jusqu’à la vente. Fonctionne avec des objets réels, des cartes d’animation et un ou plusieurs animateurs. EN SAVOIR PLUS


L’écoute active, la communication non verbale et l’empathie ne sont que quelques-uns des traits que les employés doivent posséder sur le lieu de travail moderne. Mais quels avantages la formation aux compétences non techniques apporte-t-elle aux résultats d’une société ? Pourquoi est-il important d’affiner les compétences non techniques sur le lieu de travail ?

De nombreuses organisations se concentrent, par exemple, sur la gestion des performances et la formation à la connaissance des produits, car elles ont un impact direct sur la rentabilité de l’entreprise. Mais elles ne reconnaissent pas l’importance des compétences non techniques. Même si des aptitudes telles que la communication, la résolution de conflits et la résolution de problèmes sous-tendent tous les aspects des opérations commerciales. Dans chaque service et dans chaque fonction, les collaborateurs doivent perfectionner leurs compétences intrapersonnelles et interpersonnelles pour améliorer leurs performances et renforcer la dynamique d’équipe.

Voici quelques-uns des avantages qui soulignent l’importance de renforcer les compétences non techniques sur le lieu de travail.

5 exemples confirmant l’importance des Soft Skills dans le milieu professionnel :

  • 1. Augmenter la productivité sur le lieu de travail
    Les soft skills améliorent les performances et la productivité des collaborateurs dans tous les domaines. Ils sont capables de gérer leur temps de manière plus efficace et de communiquer leurs pensées avec facilité. Ce qui leur permet d’accélérer les délais d’exécution des tâches sans compromettre la qualité. Une dynamique d’équipe plus forte, grâce aux compétences interpersonnelles, facilite également une plus grande collaboration. Lorsque chacun comprend son rôle et aussi ceux de ses collègues, et travaille ensemble pour atteindre des objectifs communs, alors il est possible de parler de coopération.
  • 2. Réduire les risques
    Le manque de conscience de soi et de confiance en soi rend les choses risquées sur le lieu de travail. Par exemple, un collaborateur est incapable de communiquer avec son supérieur ou de s’adapter à de nouvelles politiques ou à de nouveaux protocoles. Ainsi, il enfreint les règles ou la politique de l’entreprise. Les compétences relationnelles les aident à atténuer les risques et à résoudre les problèmes par eux-mêmes. Ils utilisent un raisonnement créatif pour réfléchir à toutes les approches et répercussions possibles. Puis, ils assurent un suivi pour obtenir les meilleurs résultats. Leur planification stratégique leur permet de regarder dans la « boule de cristal » de la gestion des performances pour éviter les violations de la conformité.
  • 3. Construire un esprit d’équipe plus fort
    Il n’y a pas que les clients qui récoltent les fruits de la formation aux compétences non techniques. Le collaborateur devient une unité cohésive parce qu’il est capable de collaborer et de respecter le point de vue des autres. Ces compétences renforcent l’esprit d’équipe et le sentiment d’appartenance à une communauté. Chacun reste positif et relève les défis avec optimisme. Ils considèrent chaque nouvel obstacle comme une occasion de s’épanouir et identifient les domaines personnels à améliorer. À bien des égards, la formation axée sur les soft skills les rend plus équilibrés.
  • 4. S’adapter à toutes les situations
    L’adaptabilité signifie être capable de changer pour réussir. L’adaptabilité est une compétence non technique que les employeurs recherchent lorsqu’ils embauchent des candidats. Les collaborateurs qui occupent un poste de direction doivent souvent gérer des circonstances inhabituelles pour lesquelles il n’existe pas d’instructions explicites. Ils doivent apprendre à se reposer sur leur propre jugement et avoir la confiance nécessaire pour prendre des décisions difficiles. L’année 2020 montre bien l’importance de savoir travailler dans un environnement volatile et incertain.
  • 5. Gérer le stress
    La résilience est le processus qui consiste à être capable de bien s’adapter et de rebondir rapidement après une période de stress. Ce stress peut se manifester par des problèmes familiaux ou relationnels, de graves problèmes de santé, des problèmes sur le lieu de travail ou même des problèmes financiers, pour n’en citer que quelques-uns. Le développement de la résilience aide à s’adapter et à rebondir après des changements, des défis, des revers, des déceptions et des échecs.

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